Spyfiles wikileaks

Après la publication en 2009, des cables échangés entre les différentes ambassades du monde entier sur une décennie et le pseudo scandale de l’atteinte à la sécurité des secrets d’état. Wikileaks remu le couteau dans la plaie béante du secret géopolitique, en publiant  une liste de 1100 documents relatifs aux sociétés qui surveillent Internet.

Il offre un instantané de l’état de la surveillance globale des communications sur Internet. On y trouve par exemple le superbe contrat entre Amesys  et la Libye portant sur un système EAGLE d’interception global et ayant servi à la répression des opposants.  Classe !

Pour un marché à 5 milliards de dollars rien d’étonnant à ce que ces sociétés tirent la tronche, même si une bonne partie de ces documents sont disponibles en « claire », elles ne souhaitent pas forcèment qu’ils soient connus du grand public. Leur problème : l’image de leur client, et les contrats qui en découlent. Souvent bien peu recommandables à une époque où l’image de marque est primordiale.

Après le « Cablegate », voici donc l’opération « Spy Files », réalisée encore une fois en partenariat avec plusieurs médias comme le Washington Post aux Etats-Unis, ou le site Owni.fr. Mais cette fois-ci, les médias ont eux aussi contribué à enrichir la base documentaire. Owni a par ailleurs mis en ligne hier une carte interactive à l’adresse spyfiles.org qui permet de localiser l’ensemble des sociétés identifiées en fonction des technologies proposées.

Nous y reviendrons, Wikileaks publie toujours des cables trouvés « ça et la ».

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